#DéfiSablier : renouer en douceur avec l’écriture

Sur son site et sa chaîne Youtube, l’auteure Samantha Bailly dispense conseils et moments de vie d’écrivain.
Du 20 au 26 février dernier, elle a organisé le « Défi Sablier ». Inspirée par les podcasts d’Elizabeth Gilbert, auteure du notamment très célèbre Mange, Prie, Aime, cette méthode d’écriture consiste à dégager du temps dans son quotidien pour écrire. 5 minutes au début, puis 10, 15, 20 minutes jusqu’à 1h.
Mon emploi du temps étant très chargé depuis ce début d’année, j’ai eu envie d’essayer.

→ Objectif : renouer progressivement avec l’écriture.
En effet, ces derniers temps, j’écrivais presque par « contrainte » parce que les deadlines annoncées pour mes nouvelles (pourtant auto-publiées, c’est dire !) me stressaient beaucoup. J’avais donc envie de retrouver le plaisir des mots surtout à l’approche du Camp NaNoWriMo auquel je participe, bien évidemment.

Pour ce Défi Sablier, j’ai choisi de poursuivre l’écriture du dernier volume de ma trilogie de nouvelles, Si le Chaos demeure.

Affaiblies par un Chaos qu’elles n’ont su prédire, les dernières Nornes ont laissé le monde livré à lui-même.
Ombre, lui, est toujours là et il parcourt le globe à la recherche des trois étoiles qu’il a senti s’éveiller.
D’elles, il n’ignore rien. Il les a vues naître, grandir, tomber, aimer. Ombre le sait, ce trio est spécial.
Ils rêvent. Et leurs songes ont un pouvoir unique.

De Tahiti au Sénégal en passant par les terres désormais arides de l’Europe du Nord, suivez les traces d’Ombre dans sa quête d’équilibre.

→ Bilan du défi : 25 172 signes
J’ai eu beaucoup de mal à être régulière et ai « loupé » quelques sessions mais force est de constater que la méthode a plutôt bien fonctionné pour moi.
Le geste en lui-même, celui de tourner le sablier et de regarder le sable couler a quelque chose d’apaisant. Cela permet de se créer une bulle hors du temps, un moment pour soi face à son écriture, qui ne peut que faire du bien. Bien sûr, il faut conserver un minimum d’auto-discipline et ne pas céder aux chants des sirènes du net.
Cependant, l’objectif étant de produire plus de qualitatif que de quantitatif, les mots arrivent plus facilement (dans mon cas), si bien qu’on se surprend à lever les yeux sans savoir depuis combien de temps le sable a fini de couler.

En ce qui me concerne, j’ai totalement adhéré à ce concept et je le pratique désormais régulièrement. La force de ce défi sablier c’est de prendre le temps et on le sait tous, on en manque toujours. J’étais la première à dire que je n’avais pas le temps, mais comme le dit si bien Samantha Bailly, le temps, il faut le voler. De plus cela fait du bien, hors période de NaNo, de se concentrer sur la qualité de son écrit et non sur le nombre de mots.
Alors oui, j’ai pas mal trébuché mais grâce à l’aspect progressif de ce défi, j’ai réussi à trouver un rythme et c’est bien là l’essentiel.

Si je ne m’abuse, l’auteure proposera d’autres sessions dans le courant de l’année et cherche même à développer ce concept à travers son compte Tipeee. Je vous recommande donc chaudement d’essayer, vous pourriez être surpris.

→ La vidéo de l’auteure sur le Défi Sablier :

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