Préparation du NaNoWriMo avec Scrivener

Je commence tout doucement à préparer mon NaNoWrimo 2016 et cette année, j’ai décidé de tester Scrivener. J’en suis encore aux balbutiements mais cela permettra de suivre l’avancée de la prépa tout au long de ce mois d’octobre.
Si au départ ce logiciel m’a laissée perplexe, je commence à l’apprivoiser et il se révèle très utile, notamment pour m’aider à l’élaboration de mon roman. Personnellement, je ne l’utilise pas pour la rédaction (je préfère mon bon vieux Word ^^) et je ne pourrais pas vous parler non plus de ses fonctions d’exportation. Du coup, pour aller plus loin, j’ai ajouté quelques liens en fin d’article que j’ai trouvé au gré de mes recherches sur le net. Je précise aussi que j’utilise la version 2 du logiciel sur Mac.

A l’ouverture, Scrivener propose déjà de multiples options selon le projet que l’on souhaite créer. Personnellement, j’aime partir de rien et tout construire à ma sauce, donc je choisis toujours la création d’un fichier vide (cliquez sur les images pour les agrandir).

La configuration

Cette étape dépend finalement des habitudes de travail propres à chacun, j’ai longtemps tâtonné avant de découvrir une configuration qui me plaisait mais j’y suis finalement parvenue. Voici la bête en ce qui concerne Ephémère, le roman que je réécrirais pendant le NaNo.

Partie « Bible » :

C’est sans doute la partie la plus importante de mon fichier, puisqu’elle regroupe les fiches personnages, les fiches lieux, les notes, le synopsis et tous les autres documents permettant de dégrossir le roman.

bible

Ce qui est très pratique dans ce logiciel, c’est que je peux changer mes fichiers de place à tout moment en les faisant glisser à l’endroit où je veux. Cette vision est le fameux « tableau de liège » de Scrivener qui a perdu sa belle teinte liège dans la seconde version (et c’est nul) x) A gauche, on garde toujours un œil sur le menu tandis qu’à droite, on peut ajouter une multitude de notes qui ne se mélangeront pas au reste et resteront elles aussi à portée de vue. Je peux vous dire que cette simple fonction a changé ma vie ! Vous avez la possibilité également d’ajouter des notes sur vos fiches, personnellement je n’en mets pas.

Bien évidemment, je ne montre pas le volet « Synopsis » ici, parce que ce ne serait pas drôle de tout spoiler 😀 On passe donc directement à mes fiches personnages.

personnages

J’aime particulièrement le fait de pouvoir regrouper toutes mes fiches personnages à un seul endroit. Comme j’en ai souvent beaucoup, j’apprécie de ne pas avoir plusieurs documents ouverts. En un clic, on a accès à la fiche que l’on veut et cela, je trouve, fait gagner un temps considérable. Avant, je faisais un doc Word par personnage, autant dire que je suis ravie cette fois d’avoir tout à disposition. Encore une fois, on garde le menu visible à gauche si on le souhaite (on peut aussi travailler en plein écran) et le menu de droite nous permet d’ajouter une photo, des notes, des infos, bref, tout ce qui permet de construire le personnage. Pour ma part, les personnages de mes romans sont ma priorité, j’aime les rendre les plus réalistes possibles, c’est pourquoi mes fiches sont très fournies et très longues. J’aime leur donner un background très détaillé, ça les rend plus tangibles, même si par la suite des éléments ne seront pas du tout réutilisés dans le manuscrit. J’ai créé dans le logiciel une fiche-type (visible dans le menu à gauche, tout en bas), ce qui me fait également gagner du temps. Quand je suis sur mon dossier « Personnages », je demande à ajouter la fiche-type et roulez jeunesse, y a plus qu’à remplir ! Un petit extrait avec les deux personnages principaux ci-dessous. Les intitulés sont en anglais parce que je me suis beaucoup basée sur des fiches anglaises et j’ai eu la flemme de les traduire ^^’

shana matt

 Pour les fiches lieux, le principe est le même. Je me suis créé une fiche-type basée sur celles rédigées pour mes précédents romans et j’en crée une nouvelle à chaque fois que je décris un nouveau lieu. Comme je commence tout juste à préparer le roman, il m’en manque encore plein, que je complèterais petit à petit au long du mois d’octobre. Encore une fois, je suis une maniaque du contrôle et j’aime avoir une idée très précise des différents endroits dans lesquels mon histoire va se dérouler, c’est pourquoi chacun d’entre eux est minutieusement étudié. Dans les exemples ci-dessous, on a les principaux, mais je vais ajouter la maison de Matt, la chambre de Shana, bref, chaque petit détail compte. De même, dans la fiche du Foyer, je me suis crée un récapitulatif de son organisation, du personnel et de ses résidents. Maniaque, je vous dis.

lieux journal

Je vais également passer sur la suite, puisqu’il y a un risque de spoiler. En gros, dans la partie « Préparation/réflexions » j’ajoute toutes les idées que j’ai autour du roman : certaines scènes que j’ai déjà en tête, des extraits de dialogues, des images, la playlist écriture bref… Tout ce qui va me servir par la suite. Le logiciel permet d’intégrer des mots-clés et des objectifs de mots, entre autres, mais encore une fois, je ne m’en sers pas, puisque je ne rédige pas dessus.

Enfin, la partie « Manuscrit » va surtout me servir par la suite. Si j’ai déjà une idée très précise de la façon dont va se découper mon roman, je note le contenu de chaque chapitre (personnages, lieux, actions…), sinon, je la laisse telle quelle. En fait, cette partie me sert surtout pour mes corrections. Dans le cas d’Abysses par exemple, je trouvais qu’il y avait beaucoup de problèmes de rythme, des irrégularités au niveau du chapitre X par rapport au suivant, etc… Donc j’ai créé un dossier pour chaque chapitre et y ai écrit sa construction très précise. Ensuite, en ayant une vue d’ensemble (le fameux tableau en liège qui n’est plus en liège), j’ai pu voir où ça coinçait et réorganiser tout ça.

Je parlerais plus longuement de cette dernière partie à la fin de ma préparation.
Quoi qu’il en soit, je pense que Scrivener est un très bon logiciel mais je m’arrête pour ma part à son côté pratique pour tout ce qui est en amont de l’écriture. Pour le reste, je garde mes habitudes.

Pour avoir une idée plus précise des possibilités offertes par Scrivener, je vous conseille de suivre ces liens :

« Scrivener, le studio d’écriture professionnel par excellence » – Lionel Davoust
« Scrivener, la boîte à outils de l’auteur » – Marièke (qui m’a inspiré ma propre configuration)
Vidéo de François Magnan « Mener un projet d’écriture sur Scrivener »
Rapide présentation de Guy Morant
Exemple d’utilisation avec une thèse sur « La boîte à outils des historiens »

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