[Partie 3/3] Nevertheless, she persisted

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Dans l’épisode précédent : Sophie a parcouru les terres natales de son personnage et est tombée amoureuse de ce pays.

Je savais, en rentrant d’Écosse, que j’allais déprimer. Il ne se passe pas un jour, désormais, sans que je n’y pense (peut-être aussi parce que j’ai concrétisé ma visite d’un dessin indélébile sur mon bras). J’ai connu bien des hauts et des bas avec ce projet, je suis convaincue aujourd’hui que le fait d’avoir sauté le pas a profondément changé mon écriture. Je suis revenue avec des idées nouvelles, mais également des certitudes et changements à apporter dans ma façon de procéder.

En juillet 2019, j’ai sauté le pas et commandé la couverture d’Ambre à l’illustratrice Anna Dittmann, décidée à publier enfin cette nouvelle version de ma fanfiction, enrichie de mon voyage, de mes recherches et de mon vécu. Anna a su répondre à la perfection à ce que je souhaitais : un mélange entre le présent d’Ambre (avec Los Angeles à gauche) et son passé, dont elle ne parvient pas à se défaire, via le Loch Shiel en fond. Un ajout de quelques étoiles, passion du personnage, son épée moteur de sa survie, sa cicatrice, son tartan… Bref, elle est parfaite.

Ce manuscrit est gigantesque, aujourd’hui. Et voyager sur les lieux n’a pas arrangé la chose. Il est si dense à l’heure actuelle que je le travaille d’une façon différente de d’habitude et autant dire que je suis très enthousiaste ! En attendant de pouvoir le lire dans sa version définitive, voici quelques éléments rigolos, à connaître sur ce projet.

L’histoire se déroule sur presque quatre siècles. Elle commence en 1609 en Écosse, et se termine à Los Angeles en 1999. Actuellement construite sous forme de manuscrit entrecoupé de flashbacks, elle est en train de prendre une autre direction, avec les mêmes éléments. Lors de sa première publication en décembre 2005, il était prévu qu’Ambre soit publiée en quatre parties, dont la première exclusivement consacrée à sa vie en Écosse.

Il existe quasiment autant de textes bonus que de chapitres. Vieux de quinze ans, le manuscrit a été agrémenté de beaucoup de notes, dialogues, extraits au fil des années. William, notamment, le meilleur ami d’Ambre est un personnage si fort et important pour moi qu’énormément de chapitres ont été écrits une seconde fois de son point de vue. Le plus réécrit est celui de leur rencontre, en 1724. Ce chapitre comporte un troisième point de vue, publié dans Time.
Bonus : découvrir la rencontre dans Time.

Tous les personnages de cette fanfiction, sans exception, sont inspirés de personnes réelles. Tara, par exemple, vient d’une personne de mon entourage qui avait un besoin si viscéral d’enfant que c’en est devenu obsessionnel. Son mari, Angus, a également un modèle IRL qui est l’extrême inverse. Quelqu’un qui a eu des enfants mais l’a toujours regretté. Ambre, elle, a tendance à fonctionner comme son père adoptif et la maternité, plus particulièrement son refus, est une thématique très présente dans son histoire.
Bonus : découvrir 1592 : Introduction.

Le personnage de Rachel y apparaît pour la première fois. On la retrouve ensuite dans Éphémère, aux côtés de Shana. Trois autres personnages d’Ambre y sont mentionnés, dont un sous son nom d’emprunt (félicitations à celle ou celui qui trouvera !).

Une partie de l’histoire se déroule en Angleterre, qui fera l’objet d’un second Carnet de voyages si celui-ci vous plaît ! La plupart des lieux visités en Écosse correspondent à un chapitre, dont voici deux extraits.


« Tara laissa tomber son panier et s’élança malgré les protestations derrière elle.
Elle n’eut pas besoin de courir longtemps. Quelques mètres à peine.
Elle le trouva là, à la lisière des bois, posé à même les cailloux, les langes trempés par les
vaguelettes qui allaient et venaient sous son petit corps. Sans réfléchir, elle se pencha pour
prendre l’enfant dans ses bras. »


« Ambre sentit son souffle chatouiller ses cils. Son propre cœur qui battait à tout rompre.
— Tes blessures font partie de toi. Je ne prétends pas pouvoir réparer le mal qui t’a été fait. Je peux, par contre, t’aider à le vivre mieux.
Une larme coula le long de sa joue. Il essuya la trainée humide du pouce, avec délicatesse. Laissa son doigt sur sa cicatrice. La caressa.
— Tu es imparfaite, Ambre. C’est précisément ce qui te rend belle. »

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