Ashes, Charles & Sable Noir

sablenoir

Je parle assez rarement de mon aspect auto-groupie sur ce site parce que ça peut paraître bizarre, parfois. Cependant, je cultive une passion dévorante pour tous les objets susceptibles de me rappeler mes romans : bijoux, figurines à l’effigie des acteurs prêtant leurs traits aux personnages, montages photo placardés au mur etc. etc. …

Dernièrement, j’ai reçu un bijou qui m’a immédiatement renvoyé à Charles, mon personnage préféré d’Abysses (faut pas le dire à Hope, chut). En plus de m’avoir rappelé son style, il m’a également inspiré toute une scène. Je me suis dit que ce serait donc une super occasion de vous présenter le personnage un peu plus en détail, mais aussi, bien sûr, de donner un petit coup de projecteur sur les magnifiques bijoux de cette créatrice (ce post n’est pas sponsorisé et Rozenn ne m’a pas payée :p).

Alors, qui est Charles ?
Quand Hope le rencontre pour la première fois dans le roman, c’est une sorte de « savant fou », dont la principale passion est de créer des robots-insectes.

Mais (…) Hope avait surtout remarqué la centaine d’insectes, en particulier les araignées et les sauterelles, qui envahissait toute la pièce. Ceux qui ne grouillaient pas dans les aquariums géants grimpaient sur les murs et sur leur créateur sans que celui-ci ne s’en soucie.
(Extrait d’Abysses, chapitre 17)

Au-delà de cet aspect repoussant de prime abord, Charles n’en est pas moins un personnage complexe, au passé douloureux. Si ce dernier n’est pas du tout évoqué dans Abysses, il a une large place dans le recueil de nouvelles, Cendres, via celle intitulée « Sable Noir ». Notez que ce que je mentionne par la suite n’a aucune incidence sur les évènements du roman, ce ne sont donc pas des spoilers mais vous pouvez passez directement à la partie suivante si vous désirez ne rien savoir 😉

Dans « Sable Noir », donc, Charles vient de devenir veuf. D’origine africaine, Tina son épouse a souhaité être incinérée près des siens. Il entreprend donc un long voyage vers une Afrique du futur sauvage et miséreuse, où le sable ébène cause bien des soucis aux habitants. Là-bas, il rencontre sa belle-famille et s’assure de respecter à la lettre la dernière volonté de sa bien-aimée. Mais il va surtout découvrir un mode de vie, des croyances et des traditions complètement différents de ce qu’il connaît.

« Sans un mot, elle lui tend une petite fiole et désigne l’urne. Il la saisit et la glisse dans sa poche en hochant la tête. Les mots de Tina lui reviennent instantanément.
« Dans mon village, on dit qu’après la dispersion, les cendres restantes sont sacrées. C’est la volonté du défunt de laisser une trace de son amour à destination des siens. Après la cérémonie, on les recueille dans un récipient que l’on garde près de nous. C’est censé nous porter chance et nous aider à trouver le bonheur. » »
(Extrait de « Sable Noir », nouvelle présente dans le recueil Cendres)

Charles est bouleversé par ce voyage qui remet en question ses propres habitudes, à tel point qu’il hésite même à rentrer chez lui.
Puis, avant sa rencontre avec Hope, quelque chose se passe (ben oui, je ne vais pas tout raconter non plus). Il va devenir plus secret, plus renfermé, jusqu’à eh bien… Complètement disjoncter.

Oui d’accord, mais ce fameux bijou ?
J’y viens. Comme mentionné ci-dessus, Charles rentre chez lui, mais il ne revient pas les mains vides. Désormais, il va conserver deux reliques qui lui rappelleront à jamais sa femme et son voyage : une fiole contenant un mélange de sable noir et de cendres, ainsi qu’un pendentif créé à partir de la lave du volcan situé à proximité du village de sa belle-famille.
C’est de ce bijou, donc, dont je parlais. En voici une courte description :

« Il montre à présent un pendentif en forme de losange, aussi sombre que le sable.
— Et ça, c’est fait avec la lave du volcan. Quand elle refroidit, elle forme une roche qu’on peut ensuite tailler et monter en collier, comme ceci.
Fascinée, la fillette observe. La pierre est noire, pleine de petites aspérités. Elle brille, même, par endroits. Au toucher pourtant, malgré les petites irrégularités, la roche est extrêmement douce. »
(Extrait d’Abysses, chapitre encore indéfini)

En parcourant le site de Rozenn, O-xyde, j’ai été immédiatement attirée par ce que je considérais comme étant LE pendentif de Charles.

Photo de Rozenn, tirées de sa boutique en lien ci-dessous.
Photos de Rozenn, tirées de sa boutique en lien ci-dessous.

Le collier s’appelle « Ashes », ai-je besoin d’expliquer à quel point le nom m’a parlée, déjà ? ^^ De plus, son côté sombre et brut collait parfaitement à ce que j’imaginais. L’avoir entre les mains m’a fait un drôle d’effet, je m’attendais presque à voir Charles rappliquer pour m’expliquer d’où il venait. C’est ce qui se produit quand une auteure est parfois (trop) immergée dans son monde. Désormais, à chaque fois que je le porte, je pense à lui et le plus amusant, c’est que je suis la seule (enfin, jusqu’à maintenant) à savoir ce qu’il représente.

C’est aussi pourquoi je me permets de faire un tout petit peu de publicité pour Rozenn et sa boutique. J’ai très souvent commandé ses créations (via aussi feu sa boutique Unseelie) et à chaque fois, je suis époustouflée par leur qualité. Du coup, si l’envie vous prend, je vous invite à consulter les liens ci-dessous 😉

Lien direct vers le collier mentionné : http://o-xyde.com/fr/accueil/14-ashes.html
La boutique de Rozenn : http://o-xyde.com/fr/

Et si jamais ce genre de « zoom » sur les personnages vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire, ce serait un plaisir de continuer la série !

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